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Ramer ensemble pour mieux avancer

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Au tout début de cette année scolaire, les titulaires de 6P ont été réunis pour recevoir des informations sur leur mission spécifique liée au passage des élèves au cycle d’orientation nouvelle formule. Réactions et commentaires…

La nouvelle loi, qui entrera en vigueur à la rentrée 2011, définit, dans ses articles 17 à 20, la transition entre le degré primaire et le secondaire premier degré. Ce cadre étant posé, il devenait nécessaire d’établir des directives pour préciser la mission allouée aux titulaires de 6P. Des explications étaient aussi indispensables pour que chacun comprenne les modifications apportées aux pratiques actuelles par le nouvel article 24 qui parle des conditions d’admission en niveau I ou en niveau II.

Une commission « verticalité », nommée par le DECS, a été chargée de la rédaction de ces directives. La mise en place d’un système qui permette une transition harmonieuse entre les deux ordres d’enseignement a constitué le souci prioritaire des membres de ce groupe. Quelques idées, pas forcément révolutionnaires, ont été retenues pour mettre de l’huile dans les rouages. L’une de ces nouveautés consiste à organiser des visites dans l’autre degré d’enseignement pour mieux faire connaissance avec la réalité vécue par les élèves avant ou après leur passage au CO. Les titulaires de 6P bénéficiant de décharges pour s’acquitter de leur mission, il leur est demandé de passer l’une de ces demi-journées dans un CO pour découvrir son mode d’organisation.

Dans le Haut-Valais particulièrement, mais aussi dans le Bas, il s’est trouvé des enseignants peu enclins à accepter cette nouvelle pratique sans réagir. Sans vouloir endosser le costume d’un vassal soumis au DECS, il me paraît nécessaire d’argumenter sur le bien-fondé de cette mesure.

Durant de longues années, les enseignants du primaire et du secondaire I se sont superbement ignorés. Pour certains, il n’y avait pas de vie avant le cycle ; pour d’autres les années suivant la sixième n’étaient que remplissage en attendant la vraie vie. L’autorité elle-même laissait faire en instituant des inspections séparées et des conditions de travail fondamentalement différentes. Heureusement, les choses sont en train de changer. La scolarité obligatoire est considérée comme une entité et seules quelques vieilles habitudes ont voulu une loi sectorielle pour les trois dernières années. Tout n’est pas rose cependant et il ne s’agit pas de tomber dans un optimisme béat. Il devient pourtant vital de lancer des ponts pour favoriser l’indispensable collaboration garante de la qualité de la formation obligatoire. Le réflexe sécuritaire qui veut que l’on se replie dans sa coquille en rejetant les faiblesses du système dans le champ du voisin doit être combattu. Les difficultés rencontrées au quotidien ne doivent pas être vues comme des preuves de faiblesse mais bien plutôt comme des défis à relever ensemble. Les enseignants primaires, les professeurs du CO et les parents connaissent les mêmes problèmes. Les affronter ensemble dans la concertation, le dialogue et la collaboration est la seule solution. Des pratiques allant dans ce sens existent déjà : journées portes ouvertes, visite d’autres classes, échange d’élèves… Il s’agit d’explorer encore plus avant le partage de la mission éducative tout en sachant préserver les tâches spécifiques de chacun des acteurs.

Les demi-journées à passer dans l’autre degré, qu’il soit primaire ou du CO ne constituent donc qu’un premier pas vers la connaissance mutuelle. Dans le même ordre d’idée, un passage en enfantine permettrait à bien des enseignants de modérer des discours péremptoires en ébranlant certaines certitudes.

Lorsqu’on assiste à une course d’aviron, on repère très vite le rameur qui n’est pas dans le rythme. Lui, assis dans son esquif, peut croire que cela passera inaperçu. De la berge, les spectateurs sont témoins de l’écart qui grandit entre les embarcations où règne la collaboration et celles qui cherchent leur cohésion. La comparaison n’est pas fameuse mais elle me permet de conclure.

Didier Jacquier

Président SPVal

 

 
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