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Quand la grille passe au crible

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L’arrivée de l’anglais en 5P ou 7H perturbera dès la prochaine rentrée le bel ordonnancement de la grille horaire de ce degré. Quelles disciplines se pousseront un peu pour faire place aux anglo-saxonnes périodes ?

Dans l’attente d’une nouvelle loi cadre pour l’enseignement dans les degrés enfantin et primaire, une période transitoire accueille les premiers balbutiements shakespeariens des élèves valaisans. L’arrivée de cette discipline exige une nouvelle répartition du minutage alloué aux branches du programme. Au-delà d’un marchandage de bazar mettant aux prises les afficionados des diverses matières enseignées, se pose la question du statut de la grille horaire dans la future organisation de l’école.

L’examen de la situation actuelle qui attribue un minutage hebdomadaire aux différents domaines d’apprentissage nous pose une question fondamentale. Ce système est-il aujourd’hui désuet ? Si c’est le cas, il faudra trouver une autre façon d’équilibrer le temps de travail des élèves.

Avant de tout jeter, une pesée d’intérêts s’impose. La comparaison de la grille primaire avec celle en vigueur au cycle d’orientation met en évidence une énorme différence de souplesse. A l’énoncé d’un total de périodes par discipline au CO on oppose, en primaire, la construction d’un plan de travail dans lequel la répartition dans l’horaire des minutages prévus est laissée au libre choix de l’enseignant. L’exception des périodes fixes consacrées au sport ou aux activités créatrices ne pondère que légèrement cette belle flexibilité. En construisant sa grille, le généraliste n’a nullement l’impression de s’enfermer. Les durées inscrites sont souvent mesurées avec les montres molles de Dali et les liens interdisciplinaires du plan d’étude justifient une application flexible des horaires. Dans ce système de travail, chaque professionnel peut gérer les dépassements et adapter sa grille en permanence. Les directions et l’inspectorat poseront, au besoin, de légitimes questions pour éviter qu’une branche ne soit systématiquement oubliée sans appeler pour autant au culte de la rigidité chronométrique.

Les concepteurs du PER ont été confrontés dès le départ à un insoluble problème : l’écriture d’un projet commun mis en œuvre avec des dotations horaires différentes d’un canton à l’autre. La mesure du temps nécessaire à l’atteinte des objectifs des domaines d’apprentissage comprend une diplomatique marge cantonale sans laquelle le projet n’avait aucune chance d’aboutir. Le système en vigueur actuellement en Valais ne demande que peu de modifications pour s’adapter au PER. Trouver une judicieuse répartition du temps d’étude consacré à chacun des domaines n’est pas une tâche insurmontable. Cette alchimie devra cependant se construire en phase avec les missions prioritaires de l’école primaire en tuant les ambitions démesurées et en abandonnant les délégations héritées du passé.

Dans l’immédiat et en l’absence d’un cadre horaire construit dans la verticalité, la solution adoptée pour les classes pilotes préparant l’introduction de l’enseignement de l’anglais pourrait être reconduite dans la phase transitoire qui nous conduira à la mise en application de la nouvelle loi. Cette solution ne constitue pas une panacée mais un compromis raisonnable qui préserve le temps nécessaire aux acquisitions fondamentales que l’école se doit de fournir à ses élèves. Dans ce degré d’enseignement, l’approche des langues étrangères doit rester au niveau de la sensibilisation et l’apport langagier principal doit prioritairement viser l’amélioration des compétences en langue maternelle.

Didier Jacquier

Président SPVal

 

 
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