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Mouvement et agitation dans le domaine scolaire

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Ainsi, le 16 février, la Conférence Suisse des Directeurs de l’Instruction Publique (CDIP) a finalisé un vaste projet d’harmonisation scolaire sous forme de concordat (Harmos). Si le projet survit à la phase de consultation, l’école enfantine sera obligatoire dès 4 ans. Elle sera suivie de six années d’école primaire et de trois années de cycle d’orientation. L’enseignement par cours-blocs y est encouragé, de même que la mise en place de structures d’encadrement de jour. Des standards nationaux ont été déterminés, qui fixeront pour l’ensemble du pays les compétences à atteindre en fin de 2P, 6P et 9ème année, en mathématique, langue maternelle, langues étrangères et sciences naturelles.

Simultanément, la Conférence Romande des Directeurs de l’Instruction Publique (CIIP) met en consultation un projet visant à créer un espace romand de la formation. L’objectif de la Suisse francophone est bien sûr d’intégrer Harmos, mais d’agir aussi sur les plans d’étude, la coordination des moyens d’enseignement, le développement et la mise en œuvre de tests de références basés sur les standards nationaux (PECARO). Ce projet devrait être validé par les parlements cantonaux au printemps 2007.

L’article constitutionnel sur l’éducation sera soumis au vote populaire en mai prochain. Il vise à donner à la Confédération un rôle subsidiaire en matière d’organisation scolaire. Soit les régions s’entendent sur leur politique scolaire soit, en légiférant dans la mesure nécessaire, la Confédération intervient pour garantir un minimum de cohérence.

L’introduction d’une deuxième langue étrangère à l’école primaire à l’orée 2012-2013 est remise en question dans un nombre important de cantons alémaniques. En Valais cependant, la réflexion a commencé à ce sujet et, si le cap est maintenu, les premières décisions devront être prises rapidement.

Le Grand Conseil genevois vient de décider du retour des notes à l’école, malgré l’avis de nos collègues de la SPG. Au parlement cantonal, les débats ont été animés et ils ont pris une tournure purement politique, qui s’est exprimée dans un combat gauche-droite.

Le Temps du 16 février vante dans un cahier spécial les mérites de l’école privée et son succès soi-disant grandissant. En y mettant le prix, les parents semblent obtenir tout ce que l’école ne peut ou ne veut offrir. (Enseignement intensif des langues, classes à effectif réduit, accompagnement individuel, soutien accru aux tâches à domicile, etc…)

Enfin, l’Hebdo présente un volumineux dossier à propos de l’intégration des Musulmans dans notre société en général, et donc dans l’école. On y revendique notamment la possibilité du port du voile pour les enseignantes et les filles et la suppression de la mixité dans les piscines.

Rien n’est fait pour l’instant. Il s’agit pour une part de projets mis en consultation, qui peuvent être bien sûr amendés ou repoussés. Il s’agit d’autre part d’idées mises en débat, de sujets récurrents, voire de thèmes d’actualité.

N’empêche que l’école publique a tout intérêt à demeurer éveillée et que les enseignants doivent restés déterminés à réaliser une école encore plus juste et plus efficace, dans une société démocratique et laïque, largement baignée de culture judéo-chrétienne. Ce sera la meilleure réponse à apporter à deux périls que l’on voit poindre : les tentatives de privatisation des systèmes éducatifs et la montée des communautarismes.

Jean-Claude Savoy Président de la SPVal

 

Post-scriptum

Quant à l’harmonisation des systèmes éducatifs cantonaux, elle demeurera vaine si elle ne se réalise pas aussi entre les classes d’un même établissement et les établissements d’une même région. Mais ceci est une autre histoire.

 

 
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