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Où sont les femmes ?

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Au mois de mars, il y a le 8, journée internationale des femmes. Ce mois de mars 2015 est, pour moi, le mois des déceptions.

Messieurs, je vous reconnais le goût du pouvoir, la volonté de faire carrière, l’investissement dans votre activité professionnelle ( pour les autres talents, je ne me prononcerai pas…).

Et vous mesdames, où êtes vous ?

Deux postes d’inspecteur, et un poste à la présidence de la SPVAL ont été repourvus.

Pas la moindre femme nommée. Quant aux qualités et parcours des nouveaux élus, on nous cite leurs mérites sportifs et leur parcours militaire. Impossible de rivaliser.

J’aimerais et je rêve, qu’une fois on cite, comme atout, l’expérience de la maternité avec la pluralité de qualités que cela implique, j’aimerais qu’on cite les talents de négociatrice, d’organisatrice, de conseillère, la capacité de s’imposer avec bienveillance dont les femmes sont nombreuses à être dotée, la patience, l’altruisme et la pugnacité.

Dans les classes, nous sommes bientôt à plus de 90 pour cent les cheffes. Et à l’échelon supérieur… si peu de femmes!

Il y a plusieurs hypothèses : nous avons peur de ne pas être à la hauteur, c’est une affaire de confiance en soi.

Nous n’avons pas les qualifications, c’est une affaire de formation.

Nous n’avons pas envie, c’est une affaire de manque d’ambition.

Ou alors, nous nous sentons tellement utiles et bien, là où nous sommes, que nous ne revendiquons rien d’autre. C’est une affaire de confort et de pragmatisme.

Je suis déçue, je suis perplexe, je suis résignée (enfin pas tout à fait, autrement je n’écrirais pas ce mot d’humeur).

Il y a de nombreux exemples qui contredisent ce que je viens de dénoncer, mais pas dans notre profession. Nous nous réduisons nous- mêmes à la seule éducation des enfants, et aussi à leur instruction. Et nous nous privons nous-mêmes du pouvoir de décision, en ne postulant pas (ou peu, je sais qu’il y a quelques téméraires, merci à elles) aux postes administratifs, de direction, d’inspectorat et autres.

Mesdames, et surtout vous jeunes dames, osez, formez-vous, pensez à votre carrière, ayez le goût, l’audace de faire partie du club des décideurs. Nous avons toutes à y gagner.

 

Je vous souhaite un bon mois de mai.

Romaine Peyla

Sarah C. a écrit :
22/05/2015 11:01

Chère Romaine,

Que votre cri du coeur fait écho en moi!

Cependant je crois qu'il manque une hypothèse à votre liste.

Nous avons les qualifications, et parfois même plus que les hommes qui postulent. Nous avons l'envie, et je dirais même la foi en l'école valaisanne. Nous sommes donc formées, nous avons donc de l'ambition et nous revendiquons plus que notre confort actuel.

Elles ont postulé, elles étaient qualifiées (peut-être trop?), elles étaient compétentes (peut-être trop?) mais elles n'ont pas été nommées.

Qu'en est-il, alors? Je pense qu'il faut ajouter une hypothèse: on ne veut pas de nous. Parce qu'on leur fait peur, peut-être?

Allez savoir...

Vous avez raison d'être déçue et je partage plus que jamais votre déception. Mais ne le soyez pas envers les femmes qui ne sont pas nommées pour diverses obscures raisons. Soyez-le contre notre conseil d'état qui n'a pas le cran de les nommer. Soyez-le contre notre gouvernement qui va jusqu'à favoriser des candidatures moins bonnes pour écarter certaines personnes.

Ne soyez pas résignée et continuez à faire entendre votre voix, peut-être qu'un jour cela changera.

Belle journée à vous,

Sarah C.

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