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Tests de placement L2

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L'avis d'un enseignant sur le traitement réservé aux généralistes de l'école primaire.
Tests de placement L2

Comme beaucoup de collègues, j'ai reçu ce matin une lettre qui me demande de m'inscrire à un test de placement en allemand.

Je ne m'inscrirai pas à ces tests. Je suis un généraliste qui aime son métier et j'entends l'exercer jusqu'à l'âge de la retraite. Si l'Etat du Valais ne me juge pas capable d'enseigner l'allemand en primaire en faisant confiance à mon souci de bien travailler pour que les élèves apprennent quelque chose, qu'il confie cette mission à quelqu'un d'autre. Je me contenterai d'enseigner les branches du programme qui ne demandent pas une certification internationale.

La dernière AD de la SPVal a voté une résolution sur les langues qui va exactement dans le sens inverse de la lettre reçue. Je souhaite que les personnes qui ont voté cette résolution pour laquelle nous n'avons pas de réponse avant l'envoi de la demande d'inscription assument leur vote en refusant de s'inscrire.

Avant de rendre les enseignants primaires corvéables à merci, il y a peut-être lieu de reconnaître l'important investissement qu'ils mettent dans l'introduction du PER et de les laisser souffler quelque peu.

Didier Jacquier

 

Christian Keim a écrit :
11/10/2013 17:31

Solidaire à 100%, je n'effectuerai pas ce test de placement. Par contre, je ne m'oppose pas à la présence de mon inspecteur en classe lors d'une leçon d'allemand. A lui de prendre la responsabilité de m'envoyer en formation s'il juge mes compétences insuffisantes!
En tant qu'animateur de sciences naturelles, je ne vérifierai jamais les compétences de mes pairs généralistes dans cette discipline (qui prend de l'importance!) lors de pareils tests.
Christian Keim

Jean-Michel Hiroz a écrit :
13/10/2013 20:56

Permettez-moi de rêver...
Si j'avais à ma disposition l'argent prévu pour financer les formations langagières des enseignants, je le partagerais entres plusieurs classes souvent "oubliées" par nos autorités. Je penserais d'abord aux classes à degrés multiples où l'enseignant doit "occuper" une partie des ses élèves pendant qu'il donne le cours d'allemand aux autres. Grâce à cette manne bienvenue, il serait possible de nommer un(e) enseignant(e)qui pourrait travailler en parallèle avec le(la) titulaire.
Je penserais également à accorder des heures supplémentaires (GNT) aux classes surchargées par des effectifs trop importants ou par plusieurs élèves allophones ou en difficulté.
La HEP qui forme les enseignants de demain pourrait exiger de ses étudiants qu'ils sortent en fin de 3e année avec un bon niveau en allemand (B2) et leur délivrer un certificat cantonal. Ainsi, au fil des années, les nouveaux enseignants certifiés remplaceraient leurs aînés et cette opération serait beaucoup moins onéreuse pour l'Etat du Valais.
Quand nous demandera-t-on une certification internationale pour enseigner le français ou les mathématiques (qui sont des disciplines aussi importantes que les langues) ?

Anonyme a écrit :
14/10/2013 12:52

On nous en demande toujours plus! Bientôt, il nous faudra un masters dans toutes les branches... Il faudrait rappeler à nos autorités que nous nous sommes engagés en temps que généralistes!!!!!
A force de nous presser comme des citrons, les enseignants n'auront plus aucun goût pour cette profession. En effet, nous passons bientôt plus de temps à remplir des papiers, suivre des formations ou avoir des réunions qu'à enseigner!
De plus, en agissant de cette manière, les petits centres pourront-ils encore survivre longtemps? En effet, une personne sera-t-elle d'accord de monter dans un petit village de vallée pour venir enseigner 45 minutes d'allemand, trois fois dans la semaine?

J'aimerais tant que nous soyons un peu plus respecté et que nous ayons un peu plus de reconnaissance par rapport au travail que nous fournissons tous les jours dans notre classe que ce soit avant, pendant ou après les heures de classe!

Comme dernier point j'aimerais tout de même souligner qu'accessoirement j'ai une vie privée dont j'aimerais, un minimum, profiter!

Marcelin a écrit :
14/10/2013 17:42

Bravo

Une jeune enseignante a écrit :
15/10/2013 13:28

En total accord avec ce qui est écrit.. si je pouvais, je copierais et je collerais ton commentaire!

Pascal Joris a écrit :
14/10/2013 13:20

«Etre le meilleur est bien car tu es le premier, mais être unique est encore mieux car tu es le seul ».

Titulaire d’une classe à 3 degrés, 4-5-6H, depuis 31 ans, j’ai droit à une décharge pour L2. Personne n’a été trouvé ou personne n’a voulu se déplacer jusque dans mon centre pour venir donner ces deux cours. Je donne donc moi-même ces 2 leçons d’allemand afin que mon petit centre scolaire puisse vivre normalement. Tout se passe heureusement sans problème, merci aux élèves !
Je ne m’inscrirai pas au test de placement. Un certain ras-le-bol m’assaille. Tout ce que l’on a fait jusqu’à présent ne compte-t-il pas ? En outre, j’ai donné bien des heures et du temps pour toutes sortes de « mises à niveau » voire « mises à jour » dans toutes les branches, j’ai aussi suivi les formations du PER pour les 2 cycles (puisque à cheval sur cycle 1 et 2), j’ai des remises en questions permanentes… J’ai obtenu mon attestation en anglais et j’ai aussi, accessoirement, pas mal d’activités extrascolaires qui permettent de garder un bon équilibre dans ma tête...
Ma vision du monde de l’enseignant est (était?) de vivre avec les enfants, de les accompagner, de favoriser l’ouverture d’esprit, la solidarité, d’essayer de développer un certain sens critique face à ce que la vie leur apporte et de grandir en même temps qu’eux. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Je suis généraliste et tiens à le rester… avec ou sans cours d’allemand à donner.

Ras-lebol a écrit :
14/10/2013 21:18

Il y a une quinzaine d'années, j'ai demandé une dérogation pour les cours Inlingua. Celle-ci m'a été accordée à la condition que je subisse une inspection supplémentaire. Un matin, à l'improviste, sont arrivés l'inspecteur et Mme Pannatier. J'ai enseigné l'allemand devant eux durant 30 m inutes, puis nous avons discuté de mon cours , en allemand,durant 15 minutes. les commentaires ont été élogieux: c'est exactement ce que nous voulons, ont dit les deux experts. Maintenant, on me dit que cette dérogation n'est plus valable et que je dois me tester, à 56 ans, après avoir enseigné la langue 2 pendant 35 ans. Quel manque de reconnaissance. J'attends la retraite avec impatience et n'est vraiment plus l'envie de m'investir en dehors du strict enseignement de ma classe. j'aime toujours autant mon métier. je n'irai pas au test de placement. Viendra me voir enseigner l'allemand qui veut bien, je les attends de pied ferme.

Pascal Rey a écrit :
15/10/2013 13:31

Généraliste un jour, généraliste toujours? J'adore être en alternance -et sans ordre de préférence- prof de français, animateur de mathématique, expert en Education physique qui me voit successivement être entraîneur d'athlétisme, d'agrès, de natation mais également de ski de fond et animateur en nutrition, éveilleur d'âme en éthique et cultures religieuses, grand électricien par devant mes disciples, tour à tour géographe, biologiste, entomologiste, puis, le lendemain me plonger avec délectation dans les arcanes de la paléontologie, l'anthropologie et l'histoire. Mon parcours musical d'instrumentiste et chanteur m'accompagne dans l'éveil à l'harmonie et le dépistage des bourdons alors que s'égrènent les semaines au rythme des activités créatrices manuelles et des arts visuels. Un éveilleur, un éveilleur multiple certes, mais un généraliste qui "sait de tout un peu" et qui ne sait pas "tout sur un seul pas grand'chose" laissant cela aux véritables spécialistes que sont les animateurs de branche ou les enseignants qui se sont destinés par choix et passion à d'autres ordres d'enseignement et à l'une ou l'autre spécialité. Aucune guerre de religion entre les uns et les autres, seul un espoir, être et rester un généraliste que d'aucuns voudraient voir exceller dans toutes les branches et en particulier en Langue 2. J'enseigne depuis 25 ans, me suis "rafraîchi" mes connaissances en L2 au travers des cours Inlingua lors de l'introduction Tambourin, pratique assidûment la langue de Goethe depuis 1997, année de mon entrée au Parlement valaisan où le français, il est vrai, prime en commission. Mais, l'oreille s'exerce à comprendre et à communiquer dans cette langue officielle cantonale. Et pourtant, un B1 à revérifier et à confirmer me vaudra une formation en L2 que j'ai repoussé déjà de par les enjeux professionnels des années passées tant liés à l'introduction déjantée du PER que des situations scolaires qui deviennent la norme alors qu'elles étaient impensables il n'y a pas si longtemps. Dès lors, si les bonnes résolutions se prennent en janvier et s'oublient en février, puissent celles de l'assemblée des délégués m'inviter à demeurer un irréductible généraliste...

Jean-Claude Filliez a écrit :
15/10/2013 15:12

Je me sens fatigué par la mise en route de tous ces nouveaux programmes... c'est la raison pour laquelle je serai moins volubile que Pascal. Ce que j'aimerais dire en priorité, c'est qu'on ne peut pas continuer à exiger de nous d'être des spécialistes dans chaque branche tout en restant généraliste! Je ne suis pas Superman! Alors irréductible généraliste ou réaliste semi-généraliste? Il me semble que le DECS a déjà choisi, l'organisation de l'enseignement de l'anglais nous poussant déjà vers cette deuxième voie par exemple...

Enseignante 6H a écrit :
15/10/2013 16:45

Je suis tout à fait d'accord ! Je ne suis ni motivée à faire le test de placement, ni à suivre une formation. Je me pose toutefois la question de savoir dans quelle mesure, l'année prochaine, on pourra (ou pas) me demander de ne plus enseigner l'allemand ?! Et si des échanges de cours sont impossibles, est-ce que ces heures seront déduites de notre salaire ?!
Merci à la SPVAL pour son soutien !

Myriam Dayer a écrit :
15/10/2013 16:49

Merci à tous ! Je me sens moins seule en vous lisant.
Depuis l'introduction de la formation d'anglais (que j'ai suivie puisqu'on nous a laissé croire dans les modalités que nous avions le choix L2 ou L3) puis du PER, de toutes les tracasseries administratives et de tous les contrôles et sondages dont nous faisons l'objet, j'ai l'impression que nous sommes toujours en mode "survie" ! Les enseignants généralistes valaisans s'aperçoivent que leurs ressorts se cassent les uns après les autres. Restera-t-il des gens motivés ou seulement de bons fonctionnaires obéissants mais pas marrants ?

Paulette a écrit :
15/10/2013 19:50

Ayant suivi par obligation la formation L2, ayant fait mes devoirs toutes les semaines, soit de 3h00 à 5h00, ayant passé mes examens blancs, ayant suivi une semaine intensive d'allemand, de 6h00 par jour pendant 4 jours, ayant passé la certification B2 qui n'est reconnue qu'en Valais, eh bien je suis à bout de souffle. Je viens d'entendre que de toute façon, à la longue, tout le monde sera formé en L2 et L3 ( j'espère avoir mal compris), je dis stop, il faut se battre pour ne rester "que des généralistes.
Merci pour ce coup de gueule!

Madeleine Rey a écrit :
16/10/2013 13:04

Tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et tu l'as très bien fait. Je suis tout à fait d'accord avec toi.

Patrice Farquet a écrit :
15/10/2013 17:14

Merci et bravo à tous ceux qui ont déjà pris position. J'approuve à 200/100 tout ce qui a été dit. Mettons ou remettons l'accent sur notre statut de généraliste, ce dont un enfant de primaire a absolument besoin. Je ne m'inscrirai donc pas à ce test de placement et advienne que pourra!!!

Marie Henzen a écrit :
16/10/2013 18:09

Je fais de même et j'applaudis la plume de tous .... 52 ans .... enseignante de 3-4H .... je mets comme vous tous les pieds contre le mur et ne ferai pas le test de L2 ... advienne que pourra !

enseignante 6h a écrit :
15/10/2013 19:51

Bravo

Michel Darbellay a écrit :
15/10/2013 20:56

Après l'introduction des MITIC dans l'enseignement, puis du PER et en parallèle, les formations en L2 et L3, bon nombre d'enseignants ont ressenti l'impression de perdre pied. Nous l'avons bien expliqué dans nos réponses au questionnaire de M. Freysinger. Malheureusement, la réponse est tombée cette semaine. Les enseignants primaires devront continuer à appliquer à la lettre des consignes sur lesquelles nous aurions espéré que notre chef "s'asseye"…
Quant à imposer à des enseignants de 50 ans et plus de suivre des cours de langue alors qu'une première missive du département indiquait le contraire, c’est bizarre. On investirait des sommes conséquentes pour des personnes qui sont à une décennie de la retraite, ceci à un moment où on doit économiser sur les bourses des étudiants… C’est carrément absurde.
La confiance manque. Vouloir tester des gens qui ont trente ans d’expérience constitue une rupture inacceptable. Jusqu’où ira-t-on ? Comme disait un collègue : « Vais-je devoir présenter un triple axel pour pouvoir continuer à enseigner le patinage ? »
Pour conclure, une question me revient souvent à l’esprit… Pourquoi ce sont toujours les maîtres primaires qui sont confrontés à ce genre de démarches cavalières ?

Paul-André Nanzer a écrit :
16/10/2013 11:05

Bravo pour toutes ces prises de position. J'espère que tous les liront et que ce test de placement retrouve la place qu'il n'aurait jamais dû quitter : les oubliettes !

NZ a écrit :
16/10/2013 11:26

J'aimerais qu'on se pose une question: pourquoi ce besoin d'évaluer les enseignants et leurs compétences en allemand? Peut-être parce que depuis la nuit des temps, l'apprentissage de cette langue pose problème? Peut-être parce qu'après x années passées sur les bancs d'école à étudier "der Hund macht pipi auf die Blume." ou "Wir spielen Blindekuh." le niveau en allemand est loin d'être satisfaisant! Est-ce parce que nous,enseignants, ne sommes pas capables d'enseigner cette matière?...Et si c'était parce que la méthode, les moyens d'enseignement ne sont PAS BONS (et je reste polie). Je veux bien m'investir, me former, mais quand j'aurai des moyens d'enseignement et une méthode d'apprentissage qui me permettront de motiver mes élèves à étudier cette langue et ainsi ils pourront enfin progresser.

Anne Chardonnens a écrit :
16/10/2013 12:16

Au fil des jours, affiner ses observations et découvrir ses élèves sous toutes les coutures, les accompagner et tenter de mettre en valeur leur potentiel c'est ça le métier d'un enseignant généraliste.
C'est celui que j'ai choisi et pour lequel j'ai été formée.
De "naturaliste" avant la récréation, je deviens "psychologue" après...
Je revendique mon statut de généraliste.
Durant l'été, j'ai reçu un questionnaire émanant du DFS.J'hésitais à le remplir jusqu'à ce qu'une amie enseignante me persuade: " Ce serait dommage de rater une occasion de nous exprimer". Ok! Je l'ai rempli, consciencieusement. Qu'en a-t-on fait?
En juin dernier, j'ai assisté à l'AG d' Evionnaz. Qu'en est-il de nos résolutions? La réponse vient de tomber mais pas dans le bon sens.
Aujourd'hui, on me demande de m'inscrire à un test de placement en allemand.Je prends cette obligation comme un manque de confiance,et une atteinte à mon professionnalisme.
Cessons de presser les enseignants, il y en a qui vont bientôt manquer de jus!
Qu'on nous laisse respirer et le temps d'ENSEIGNER.

Patricia Balet a écrit :
16/10/2013 17:59

Je suis entièrement d'accord avec tes arguments qui traduisent bien notre situation. Jusqu'à quand devrons-nous justifier notre travail?

Frédéric Zuber a écrit :
16/10/2013 12:40

Simple, refusons tout simplement d'effectuer ce test de placement!

Romaine Peyla a écrit :
16/10/2013 14:43

chers collègues, étant en congé maladie j'ai eu le temps ( et le plaisir) de lire vos commentaires. je crains hélas qu'ils ne restent que des mots dans notre milieu d'enseignants et n'aillent pas plus loin.
je me permets juste de rappeler les mots que notre nouveau chef ( OF) nous a envoyés en début d'année scolaire: il s'agissait d'une citation de Steve Jobs qui se terminait en disant, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. l'un et l'autre savent ce que vous voulez réellement devenir.
quant aux questionnaires que vous avez remplis ils doivent être traités pour le début novembre, engagement pris par le chef précité. selon lui tout problème évoqué une centaine de fois dans ces questionnaires donnera suite a des changements. il a prononcé ces mots lors de sa visite à Martigny le jour de la rentrée. si je suis son raisonnement, une centaine de réfractaires au test de placement et il devrait plier....!!!!!
bonne journée à tous. courage, quelques jours de repos seront les bienvenus.

Dayer jean-Pierre a écrit :
16/10/2013 17:17

Chers collègues,
Bravo pour vos réactions. J'adhère à vos idées. De plus, vouloir évaluer les enseignants après plus de vingt ou trente ans d'activité, cela est un non-respect du travail accompli et de la personne qui s'est investie dans l'accomplissement de sa tâche. Nous sommes en train de "tuer" la profession pour laquelle je me suis engagé. Et cela est bien triste....

Charbonnet Manu a écrit :
16/10/2013 19:34

Bravo et merci pour vos prises de position et vos avis que je partage complètement.Je ne m'inscrirai pas à ce test de placement.
Amical salut et bonnes vacances d'automne à vous tous.

Thomas Felley a écrit :
16/10/2013 20:45

Alors là, on marche vraiment sur la tête. Demander à un enseignant avec de nombreuses années d'expérience de venir prouver qu'il est capable d'enseigner, autant demander à un menuisier chevronné s'il sait planter un clou ! Bonjour la confiance et le respect du travail accompli...

Le département va à l'encontre de ce que nous demandons... Le résultat du sondage proposé sur le site (2% pour, 98% contre) est d'ailleurs édifiant. Notre chef nous disait vouloir être à l'écoute de la "base", était-ce là uniquement de belles paroles pour nous brosser dans le sens du poil ?

En tant que jeune enseignant, je trouve justifiable que mes compétences en anglais et en allemand aient dû être attestées. Cependant, si j'avais eu de nombreuses années d'expérience derrière moi, j'aurais été outré d'avoir à faire un test de placement et je comprends donc parfaitement les réactions virulentes de mes collègues.

De plus, justifier cette obligation de formation en L2/L3 en arguant que nous avons eu une augmentation salariale substantielle et des horaires allégés, ça se passe de commentaires... L'enseignant valaisan doit assurer 950 heures annuelles d'enseignement (je parle au présent car c'est toujours le cas actuellement, jusqu'à ce que la loi entre en vigueur) quand les autres cantons en dispensent 800 ! Même avec la diminution du temps de travail, nous demeurons les moins bien lotis à ce niveau. Ce n'est donc en aucun cas un argument pour faire passer la pilule.

Enfin, nous sommes et devons rester des généralistes ! Si le Département veut que nous devenions des spécialistes dans toutes les branches, qu'il adapte les salaires en conséquence !

La charge de travail cette année est déjà conséquente, entre les PER, les MER et j'en passe... Pourquoi toujours en rajouter une couche ?

Pour clore, je soutiens donc pleinement la démarche de Didier et de ceux qui refuseront de se rendre à ces tests de placement. A trop tirer sur la corde, elle va finir par rompre...

Positive attitude a écrit :
17/10/2013 00:44

Eh bien, tout d'abord, si j'avais la chance de faire comme vous des formations gratuites en langues et donc... eh oui ! des tests de placement ! je n'hésiterai pas une seule seconde, saisissant la chance de prendre conscience de mon niveau en L2, de mes compétences dans cette belle langue et de saisir l'opportunité de m'améliorer sans cesse, afin de gravir ma montagne personnelle d'excellence !
Pourquoi toujours voir le diable peint sur les murs et non pas profiter des chances qui nous sont offertes de grandir encore et encore ! Où est donc passé votre positive attitude ? Votre métier vous fatigue-t-il à ce point-là ? Pourquoi faut-il toujours entendre des généralistes qui se plaignent de tout et n'importe quoi, à croire qu'on leur demande de gravir l'Everest à chaque fois, alors que cela fait partie de votre métier... Positive attitude ! Instant présent ! Progression ! Plaisir ! Aussi simple que cela...

Reynard a écrit :
17/10/2013 09:44

Réponse à "positive attitude?
C'est bien beau de parler de chance, une chance pour moi serait d'être libre de choisir si je veux me perfectionner ou pas, je pense être assez grande pour savoir si je suis apte ou pas à enseigner une branche, surtout après avoir passé mes 5 années de collège avec notre cher chef et 3 ans à la HEP ( dont une à Brigue) je pensais naivement être apte à enseigner...Bref comme a bien commenté M. Peylail M. F. nous a fait part de cette citation de Steve Jobs qui se terminait en disant, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ok on le fera!

T.Sabino a écrit :
21/10/2013 23:05

La positive attitude est celle que j’avais il y a deux ans, au moment où l’on m’a laissé le choix de me former dans l’une des deux langues, soit l’anglais. Après une formation qui s’est étalée parfois sur plusieurs années selon le niveau de maîtrise des enseignants et qui a été aussi exigeante en heures de travail et en compétences à mobiliser, il me semble bien facile et commode de parler de chance en sachant que des collègues qui ont fait l’anglais sont à présent obligés de passer un test de placement en L2, alors qu’il ne s’agissait à l’origine de se former que dans l’une des deux langues, sans oublier tout le temps consacré actuellement à la découverte et à l’application du PER et des MER. Je comprends parfaitement la réaction et le mécontentement de tous ceux qui enseignent l’allemand depuis plusieurs années, qui ont déjà fait des formations L2 par le passé et à qui l’on demande de réaliser un test de placement, même s’il ne s’agit que de confirmer leur niveau actuel de maîtrise langagière. Le plaisir et l’opportunité que vous évoquez seraient certainement mis à meilleur profit si l’on laissait le choix aux enseignants de faire ou non ce test de placement et à quel moment. Peut-être à ce moment-là, la positive attitude me reviendra… Je pense enfin que les enseignants sont parmi les meilleurs placés pour savoir ce qui « fait partie de leur métier »…

Manu Charbonnet a écrit :
17/10/2013 10:36

Je constate qu'il est plus facile d'avoir une "positive attitude" lorsque l'on approche la situation en tant qu'observateur anonyme.
Faire un peu plus confiance aux enseignants, voilà qui contribuerait grandement à leur redonner cette fameuse "positive attitude" !! Aussi simple que cela...

Cathy Hubert a écrit :
17/10/2013 16:30

Après la lettre de M. Freysinger reçue dernièrement concernant l'enseignement de l'allemand, me voilà bien surprise.
En effet, d'après cette information, chaque enseignant de 5H devrait atteindre un niveau B2 dans cette langue. Pourtant, les documents officiels du DECS demandaient une formation obligatoire dans au moins une langue étrangère. C'est ce que j'ai fait et pendant deux ans, j'ai appris l'anglais intensivement. Après la réussite de mon examen, il s'est avéré que pour l'instant, cette formation ne m'est guère utile professionnellement puisque nous ne manquons pas d’enseignants formés à l’anglais dans notre centre.
Or, je ne me sens pas prête à entamer une nouvelle formation aussi importante et exigeante dans une autre langue.
Pourtant, le travail ne me fait pas peur. Mais, au lieu d'apprendre des tonnes de mots qui, en réalité, ne me serviront jamais et qui ne concernent pas le programme de la 5H, je suis prête à suivre tous les cours nécessaires à l'enseignement de la nouvelle méthode "Die grüne Max", à peaufiner la prononciation et à apprendre vocabulaire et grammaire utiles.

C'est pour cela que je fais appel à vous, tous mes collègues d’ici et d’ailleurs. J'aimerais connaître votre avis…et me sentir moins seule…
Comment vais-je remplir ce questionnaire qui accompagne la lettre ?

J’aime mon métier, j’aime les enfants et je veux être une enseignante encore plus patiente et à l’écoute des besoins de mes élèves…mais là, je manque de souffle ! Là, je crois que c’est trop !

Gérard Genolet a écrit :
17/10/2013 17:40

Merci à tous de ces prises de position décidées. Notre race en aurait-elle assez de se laisser faire du fil sur son dos? Proche de la fin de mon activité professionnelle, cet état d'esprit me réjouit. Je pense en effet que c'est ainsi que nous pourrons redresser l'image d'un métier devenu pâte à modeler de l'opinion publique et risée des politiciens.
Je suis particulièrement consterné qu'on ne s'en tienne pas au concept défini il y a 4 ans admettant que les personnes âgées de plus de 52 ans seraient dispensées de formation non méthodologique en L2.

Eric Darbellay ancien membre du comité SPVal a écrit :
18/10/2013 13:12

C'est un scandale! J'ai pu enseigner l'allemand durant 38 ans dont 14 ans en 5 et 6P. J'ai aussi suivi, une année, le recyclage obligatoire avec In Lingua. Je refuse de valider mon niveau B1 d'allemand, surtout qu'il me restera seulement deux ans à enseigner avec la nouvelle méthode, en 3 et 4 P. Je souhaite pouvoir continuer à enseigner l'allemand. Je trouve que c'est un manque total de confiance. Je suis prêt à faire recours si on m'interdit d'enseigner l'allemand. En admettant que je ne possède pas le niveau requis, je pense que me former pour enseigner deux ans est un gaspillage des deniers publics. Notre chef pourrait les utiliser certainement mieux ailleurs (bourses pour les étudiants, ...).
Je propose qu'on organise une grande manifestation devant les portes du DFS afin de montrer notre ras-le-bol.

Pierre-Alain Bénet a écrit :
18/10/2013 17:18

Je suis entièrement d'accord avec tous les propos des collègues déjà parus. Nous sommes des généralistes. Si la spirale infernale se poursuit, nous devrons alors bientôt suivre une formation en gym à Macolin, en sciences à l'EPFL ou en musique au conservatoire. C'est scandaleux d'oser affirmer qu'après 28 ans d'enseignement dans une matière, nous sommes d'un jour à l'autre incompétents pour continuer de le faire. Que fait-on de la validation des acquis et des années d'expérience ? Nous sommes trop gentils, nous suivons tous comme des moutons, il va bientôt falloir lever la Matze ou organiser une grève de protestation.

Ras-lebol a écrit :
19/10/2013 11:54

Pour montrer notre désaccord, une petite idée... Et si l'on répondait par la passivité. Un très grand nombre d'enseignants primaires sont impliqués dans d'innombrables tâches cantonales au service de la jeunesse : praticiens formateurs, animateurs de branches, membres de commissions pédagogiques, animateurs sportifs, culturels, musicaux, entraîneurs, chefs de choeurs... Et si, tout, d'un coup, nous décidions de stopper net ces activités (temporairement, peut-être) au prétexte que pour notre équilibre, il nous faut également une vie privée et que l'enseignement, actuellement, nous demande trop d'énergie pour poursuivre des cativités annexes. Le Valais de la jeunesse socio-culturelle, musicale, sportive... s'en trouverait grandement paralysé. Peut-être qu'alors, nos édiles et nos dirigeants se rendraient mieux compte de notre implication,de notre savoir-faire, de notre utilité, de la somme conséquente d'énergie investie et de notre "indispensabilité" ? Sûr que certains viendraient nous manger dans la main.

Cardinal Manuéla a écrit :
23/10/2013 16:38

Après tous les changements et toutes les formations de ces dernières années, une nouvelle formation en allemand me paraît la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Après avoir enseigné durant 30 ans l'allemand en 3ème ou 4ème année, je suis déconcertée de devoir passer un test pour quantifier mon niveau d'allemand. Je trouve cela irrespectueux envers mon travail.
De plus, à mon âge, je ne me sens pas capable d'assumer des cours de cette envergure après une longue journée de travail.
Je propose donc une autre façon de faire qui me paraît plus proche de la réalité : inviter l'inspecteur en classe lors des cours d'allemand.
Cela serait moins coûteux, plus rapide et en relation directe avec notre travail.

PS : Je pensais être un cas isolé.
C'est Damien qui m'a suggéré d'aller lire vos commentaires. Quel bien cela m'a fait. Et je trouve que vous avez si joliment dit ce que je ressentais. Merci et bonnes vacances.

Eliane Berclaz a écrit :
23/10/2013 21:53

Bonjour et MERCI à vous collègues ayant tous si justement décrit la situation…
En observant autour de moi, en plus de mon expérience, je dois avouer que je me suis sentie désarçonnée par cette demande de test de placement en L2. L'an passé, c'était encore: formez-vous dans une des deux langues et cette année? Que dire de plus sans répéter tout ce qui s'est déjà écrit: notre statut de généraliste? Où est-il? L'épuisement face à toutes ces formations très poussées, l'incompréhension face à toutes ces exigences, l'impression de n'être peu ou pas reconnue dans le travail quotidien. Je n'ai, comme beaucoup d'entre vous jamais attendu pour me former dans un domaine qui me semblait nécessaire (cette année c'est la formation L3, en 2001 c'était aussi l'allemand puis tant d'autres)…
… la flamme de la bonne volonté pourrait s'amenuiser à l'extincteur des exigences continues…
Dommage, faudrait-il changer notre objectif? un enseignant disponible pour ses élèves et leur bien-être ou dont l'énergie part dans les diverses formations….
A tous, pour et malgré tout cela, bonnes vacances.

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