Vous êtes ici : Accueil du site > Dossiers - Positions - Infos > Enseignement religieux à l’école
Publié : 20 septembre 2005
Format PDF Enregistrer au format PDF

Enseignement religieux à l’école

L’AD SPVal, réunie le mercredi 11 février à Martigny, réaffirme :

L’enseignement religieux garde tout son sens à l’école primaire et trouve ainsi sa place dans la grille horaire. Il doit pouvoir être dispensé à tous les élèves d’une classe, sans que ni leurs convictions intimes ni celles de leurs familles puissent en souffrir. L’éducation à la foi chrétienne est essentiellement de la compétence des familles, soutenues par les églises reconnues.

AD SPVal du 11 février 2004

DECLARATION DE PRINCIPE CONCERNANT L’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX A L’ECOLE PRIMAIRE

Considérant :

- la Loi sur l’instruction publique du 4 juillet 1962, qui reconnaît l’enseignement de la religion comme faisant partie du programme d’enseignement ;
- le but de l’école primaire, qui vise à assurer l’éducation morale, physique et intellectuelle des écoliers ;
- le mandat de l’enseignant, qui porte l’entière responsabilité de la classe dans toutes les disciplines du programme ;
- les travaux de la commission Luy, qui a déterminé de manière très précise les objectifs de l’enseignement religieux à l’école obligatoire, acceptés par le Conseil d’Etat ;
- les travaux de la commission mixte DECS-Evêché, représentative des milieux concernés, clergé, parents, autorités, enseignants, qui visent à dispenser à l’école un enseignement religieux de qualité, cohérent sur la durée et solidement documenté ;

Tenant compte encore de :

- l’évolution de la population scolaire, constituée de plus en plus d’enfants dont la pratique religieuse n’est plus aussi affirmée qu’autrefois, d’enfants d’autres confessions, voire agnostiques ;
- la mise en débat public des options choisies par les autorités politiques et religieuses ;
- l’éthique et de la compétence professionnelles des enseignants, qui sont les véritables médiateurs entre le savoir et l’apprenant,
- la connaissance que ceux-ci ont du contexte social, des possibilités des enfants, des objectifs déterminés par l’autorité et des moyens mis à leur disposition,

l’AD SPVal, réunie le mercredi 11 février à Martigny, réaffirme :

1. L’enseignement religieux garde tout son sens à l’école primaire et trouve ainsi sa place dans la grille horaire. Il doit pouvoir être dispensé à tous les élèves d’une classe, sans que ni leurs convictions intimes ni celles de leurs familles puissent en souffrir. L’éducation à la foi chrétienne est essentiellement de la compétence des familles, soutenues par les églises reconnues.

2. S’agissant d’un enseignement du fait religieux, les élèves doivent être dotés de moyens d’enseignement assurant une progression harmonieuse et cohérente. Ces mêmes moyens doivent prendre en compte les objectifs et finalités déterminés par l’autorité politique.

3. Des ouvertures aux autres religions, et par-là même à celles des enfants qui viennent d’autres confessions, sont la source d’une meilleure estime réciproque et favorisent donc le respect et la paix entre les différentes communautés.

Elle demande enfin :

Les autorités politiques et ecclésiastiques doivent confirmer les décisions qu’elles ont prises antérieurement. Le fait pour le Valais d’être une terre chrétienne doit justement inciter ses autorités et les enseignants à dispenser à l’école un enseignement visant à l’acquisition de connaissances, dans un esprit de tolérance, de respect et d’ouverture.

Adoptée par 134 oui, 0 opposition, 1 abstention