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Partenaire ou Fantassin ?

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Un accord gagnant-gagnant (win-win en anglais) est un accord par lequel chaque partenaire se préoccupe aussi de l’intérêt de l’autre d’une façon également favorable à son propre intérêt. Il ne s’agit pas de rechercher le meilleur compromis de partage des gains, mais de trouver un accord qui augmente les gains de chacun.

L’encyclopédie libre Wikipedia vous en dira encore plus sur cette notion née des travaux du psychologue de l’approche humaniste, Thomas Gordon. Quelle volonté tordue ou tourmentée a-t-il fallu pour que le clavier ébauche un billet syndical avec, dans son chapeau, la définition d’un terme plus familier au monde diplomatique qu’à celui de la pédagogie ? Une approche panoramique est nécessaire à la bonne compréhension du choix de l’amorce. Depuis de longs mois maintenant, le comité SPVal a été associé à une réflexion sur la mise en place d’un dossier d’évaluation. En envoyant des représentants au groupe de travail, l’exécutif de l’association a pris très à cœur le rôle de partenaire que l’autorité lui demandait de jouer. Des retours réguliers après les séances de commission ont engendré de longues discussions et donné naissance aux positions qu’il convenait de défendre dans les débats avec les représentants de la hiérarchie en charge du mandat. Les conditions cadres étaient donc réunies pour que tout se passe bien. Au fil des séances, des points de frictions sont venus troubler la belle ambiance qui devait régner dans une commission paritaire appelée à trouver les meilleures solutions. Du côté SPVal, les désaccords furent listés. La taille des obstacles justifiait une rencontre avec une représentation plus étendue de l’autorité. Une prise de position écrite accompagna la fixation du rendez-vous en relevant les principaux soucis qui se focalisaient autour du découpage de l’année scolaire, de la fréquence des évaluations ainsi que de l’état d’avancement des documents destinés au premier cycle. Une première invitation conduisit une très forte délégation du comité SPVal à la salle de conférence du DECS. La séance, tenue le 23 octobre 2012, fut fort tendue et ne déboucha sur aucune décision. Une proposition de nouvelle rencontre fut lancée pour apaiser les esprits. Dans l’intervalle, une nouvelle formulation des demandes fut rédigée. Elle demandait, entre autre, le maintien de l’échéance du premier semestre à fin janvier ainsi que le renoncement à mettre en place un bulletin intermédiaire lors du deuxième semestre. (Les divers documents évoqués dans ces lignes sont accessibles dans la rubrique infos.) Lors du second déplacement au siège du DECS, le 10 décembre, le comité put expliciter les revendications qui se focalisaient sur les documents du cycle 2, l’introduction pour le premier cycle ayant été différée par le département. Un silence assourdissant suivit cette deuxième entrevue. Aucune décision ne fut communiquée directement aux responsables de l’association. Cependant, par le biais d’une copie de lettre adressée aux directions, le comité apprenait que, dès l’année 2013-2014, le premier semestre se terminera obligatoirement à Noël. Un autre courrier adressé par messagerie électronique aux commissions scolaires et aux directions d’école nous apprenait que le bulletin intermédiaire du deuxième semestre était officiellement introduit dans les classes de 3 et 4P. Le président SPVal recevait un message dans lequel il pouvait découvrir que son association figurait dans les destinataires d’une copie de la lettre. Deux demandes argumentées recevaient donc, à défaut d’une réponse, un certificat de non-entrée en matière communiqué de manière indirecte. Ce procédé a peut-être cours dans les casernes où l’on drille les fantassins. A-t-il sa place dans un organisme de culture participative ? Nous ne le pensons pas. Le comité SPVal a l’impression d’être pris au piège d’une commission alibi qui ressemble à une chambre d’enregistrement de décisions prises en amont. Les accouchements au forceps ne font pas partie des méthodes que ce comité défend. Dans ce dossier, on se contente de traiter la forme de la communication des résultats. Le travail de fond demandé, à savoir une vraie réflexion sur l’évaluation, n’a pas encore trouvé d’écho. On bétonne à la va-vite des pratiques calquées sur celles en vigueur au CO, alors qu’une nouvelle loi devrait bientôt défendre des idées novatrices, propres au degré primaire. Il est décevant que l’autorité ne tienne pas compte de la toute récente réorganisation du groupe de travail. Des forces nouvelles viennent d’amener une vision différente dans la réflexion. Ces personnes ne doivent pas voir tomber des décisions sur les sujets débattus avant la fin de leur mission. Mettons la charrue au bon endroit en visant le gagnant-gagnant.

Didier Jacquier

Président SPVal

 

 
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