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Lire, écrire, compter: «What else?»

Ces trois verbes peuvent-ils représenter le programme de l’école valaisanne dès 2016-2017? Mais bien évidemment! pour certains. Pas du tout! pour les personnes plus concernées par un développement complet des élèves.

Non, je ne suis pas tombé sur la tête lors de mes sorties scolaires en raquettes à neige. Non, je ne remets pas en question les objectifs du Plan d’études romand (PER), le concordat HarmoS et la Convention scolaire romande. Mais alors, What else? Je veux, encore une fois, attirer l’attention des parents d’élèves, des collègues enseignants, des politiques valaisans sur un glissement lent vers une pédagogie «restrictive ».

J’anticipe également la conférence de presse du chef de Département que l’on nous annonce pour le 1er mars 2016. Le «livre» des dix thèses sur l’éducation, version Oskar Freysinger, devrait y être présenté. Après la préface de la séance d’août 2015, nous aurons droit aux chapitres complets. Quelle chance! La lecture de cette «bible» pourra occuper les nuits blanches de certains collègues. Ils se tourmentent déjà pour trouver des solutions de différenciations, avec les moyens du bord, sans périodes d’appui ou de soutien supplémentaires. Les restrictions budgétaires qui se profilent n’annoncent pas d’amélioration. Pour nos élèves, retrouverons-nous des poèmes d’antan, les dictées des championnats d’orthographe, les exercices du Bled et Guion, les listes de mots ou notions à apprendre par cœur?... Un «Groupe de Travail du français» a été mis sur pied par le canton. Il se penchera sur l’opportunité de créer des moyens valaisans ou décidera d'attendre les nouveaux moyens romands.

Les écoliers valaisans pourront mettre en pratique les apprentissages de l’expression écrite dans les journaux régionaux ainsi que dans le Nouvelliste. Leurs réponses au courrier des lecteurs et leurs débats régulés nous montreront ce qu’ils en pensent. Les compétences MITIC ne seront pas oubliées grâce à l’exploitation des blogs et des «hashtags» sur les réseaux sociaux.

Les bons mathématiciens du futur maîtriseront les additions, les soustractions, les multiplications, mais surtout les divisions des moyens alloués à l’école. Les hypothèses et autres calculs de probabilités seront bannis pour se concentrer sur les bases. Les listes d’opérations et les calculs permettront d’évaluer de manière cartésienne. Les essais et les jeux de stratégies sont, pour certains, des pertes de temps.

Je suis conscient que mes prévisions sont plutôt pessimistes. Les détracteurs du verbe, de la prose et du raisonnement mathématique au sens large sauront me démontrer le contraire. En attendant, je m’engage activement pour une école valaisanne de qualité, interdisciplinaire et plurielle. Ouvrons les portes des classes et montrons ce qu’est l’école d’aujourd’hui. Les cours ex cathedra sont peut-être d’actualité dans les niveaux supérieurs. La différenciation et l’individualisation des leçons sont la réalité du quotidien de nos élèves valaisans.

Mais actuellement, je compte les sous de l’Etat et je suis inquiet. Je m’interroge sur les vraies économies à faire. Faut-il suivre aveuglément les volontés de notre grand argentier? Doit-on dire à nos politiques qu’une formation de qualité a un coût? Le temps c’est de l’argent. Pouvons- nous nous permettre de défaire les lois sur l’école primaire et sur le CO? Les différentes décisions du Grand Conseil valaisan se font-elles sur des coups de tête ou avec une vision à moyen terme?

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