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L’école de grand-papa

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Le 14 décembre 2010, l’émission Infrarouge proposait un débat au titre accrocheur : Le retour à l’école de grand-papa ? Le choc de la formule, le coup de poing du raccourci… 2011 servira de décor au combat entre progressistes et nostalgiques dans l’univers scolaire. Quelle nouveauté !

Une émission dont le nom revendique une position en-deçà de la lumière visible pouvait-elle nous éclairer sur cette « nouvelle » croisade ? Le générique de fin nous laissa sur sa variante homophone. Tout n’est pas parfait dans une école romande qui n’existe pas de la même manière sur les rives de la Sarine, du Rhône, des trois lacs ou du bleu Léman. Faut-il pour autant céder aux sirènes alarmistes qui stigmatisent les maux d’aujourd’hui en oubliant ceux d’hier ? Faut-il adhérer à des solutions à visée électoraliste présentant la mâle présence ou la note sanction comme autant de garanties de réussite ? En dénonçant ces raccourcis, il ne s’agit pourtant pas de défendre la réalité scolaire d’aujourd’hui en se voilant la face sur ses imperfections.

Relever, révéler, les dysfonctionnements de l’institution scolaire ; dénoncer les dérapages ; veiller à l’adéquation entre l’école et la société ; ne sont-ce pas là les préoccupations quotidiennes des associations pédagogiques de Suisse romande ? Loin de fonctionner comme de simples syndicats, ces organismes ne se contentent pas de revendiquer. Ils travaillent, souvent dans l’ombre, à l’affûtage permanent de l’outil école pour lequel la perfection n’est encore qu’un lointain mirage.

Dans la vallée du Rhône, l’ouverture d’un débat national sur l’école s’inscrit dans une réflexion en cours depuis plusieurs années. Pour l’enseignant valaisan, l’année 2011 devrait être celle de tous les changements : un nouveau statut, une nouvelle classe salariale devraient voir le jour. Les choses bougent, enfin. Il ne s’agit pourtant que du cadre ; l’essentiel reste le tableau qui y est circonscrit ; et là, les interrogations sont encore nombreuses. Le chantier d’une loi scolaire pour les deux premiers cycles du PER devra être ouvert. Les attentes sont grandes : horaires, collaborations, responsabilités, formation, évaluation… Cette dernière n’étant certes pas la moindre ; elle qui voit cohabiter des pratiques forts différentes et des royaumes se mettre en place avec leur calendrier propre.

Puisque le mois de janvier est celui des résolutions, des souhaits et des vœux, il n’est peut être pas trop tard pour espérer la concrétisation de quelques rêves. Voir enfin les écoles enfantines et primaires fondues en deux cycles complémentaires mais différents travaillant avec leurs spécificités propres dans des structures qui tiennent compte des besoins des enfants qui les fréquentent. Oublier la malsaine envie de préparer l’élève pour le cycle suivant de son parcours en omettant de lui faire vivre, au présent, le chemin progressif des découvertes. Déceler dans chaque élève, l’enfant qu’il est en dehors de l’école et lui donner toutes les chances de se construire en découvrant ses forces et ses faiblesses. Permettre aux structures administratives d’accorder à chaque enseignant l’indispensable liberté d’action qui le responsabilise et lui évite de devenir l’otage d’un système. Et pour finir un souhait plus personnel : défendre l’école de grand-papa, celle que je vis au quotidien depuis deux ans. Elle est évolutive et pas si ringarde, je compte bien y accueillir ma petite fille avant l’heure de la retraite…

Didier Jacquier

Président SPVal

 
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