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Assemblée extraordinaire des délégués, Martigny 9 avril 2014

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La décision du Grand Conseil est tombée. Il n’y aura pas de modification dans les mesures d’économies que nous avons combattues. Le budget 2014 demande des sacrifices dont de nombreuses conséquences sont encore inconnues. La majorité du Parlement accepte le pilotage dans le brouillard.

La déception est grande chez les responsables des associations. Le travail effectué en commun par les organes dirigeants des enseignants, des parents, des directions n’a pas porté les fruits escomptés. Les déclarations d’intention de certains partis politiques étaient belles sur le papier ; il était hors de question d’économiser sur le dos de l’école. Les votes tombés au Parlement n’ont pas reflété ces gentilles affirmations. Pour 2014, les sacrifices sont programmés sans aucun respect pour les victimes des coupes. Aucune information n’est donnée sur le sort des gens qui perdront des heures d’enseignement voire la totalité de leur emploi. Personne ne peut, aujourd'hui, avoir une vision claire des conséquences des mesures décidées. Nous nous emploierons à lister les effets des économies sur le fonctionnement de notre école.

Ce travail de sape peut-il continuer ? Le décret ETS1 approuvé par le Grand Conseil fournit des outils aux adeptes de la taille à la tronçonneuse. Il est donc plus que jamais nécessaire de se mobiliser.

Avant de poursuivre sa tâche, le Comité SPVal a besoin d’entendre sa base, de discuter avec les délégués, de lever certaines interrogations. Une AD extraordinaire est donc convoquée à la Salle communale de Martigny le 9 avril à 17 heures.

 

Durant cette séance, nous pourrons parler des sujets qui fâchent et évoquer des actions à entreprendre. L’une d’elles est presque sur les rails. Pour lutter contre les décisions du monde politique, les employés de la fonction publique pourront, sous la bannière FMEP et avec les gens qui partagent leurs soucis, s’opposer à cette façon de gouverner en soutenant le référendum qui sera lancé contre le décret ETS1. En conférence de presse, le 25 février, la FMEP avait annoncé le lancement d'un référendum. Les comités directeur et fédératif de la FMEP se prononceront formellement sur le lancement jeudi 20 mars. Les 3'000 signatures nécessaires devront être réunies rapidement pour donner un signal fort du mécontentement des serviteurs de l’État et des utilisateurs des services publics.

Deux exemples concrets pourront vous motiver à collecter un maximum de paraphes:

Établissement d’une classe d’attente 5% en dessous du salaire de base pour les nouveaux enseignants durant la première année d’emploi

Alors que nous espérions une revalorisation de notre profession, on encourage les jeunes à se lancer dans le métier en rétablissant un palier d’attente. À l’heure où il est urgent de voir des garçons s’engager dans l’enseignement, la mesure est pour le moins incongrue.

Pour les plus anciens, on pratique le licenciement préventif avant le 1er mars afin d’éviter les bouches à nourrir inutiles en attendant de connaître les vrais besoins en personnel. Si nécessaire, l’employeur fera à nouveau appel aux licenciés. Voilà une bien belle revalorisation de la fonction d’enseignant et un beau respect du travail accompli auprès de la jeunesse valaisanne.

Suspension ou suppression de diverses décharges dont celles de fin de carrière

Au mépris de l’article 35 de la Loi sur les Institutions Etatiques de Prévoyance, on supprime, à une catégorie d’employés seulement, les mesures d’accompagnement à l’élévation de l’âge de la retraite. Dans ce dossier, la FMEP a confié à Me Sébastien Fanti le lancement d’une procédure juridique pour défendre ses membres.

Cette AD extraordinaire devra également donner des pistes au Comité en répondant à des questions sur les positions à défendre. Nous avons notamment été invités à participer à des groupes de travail qui plancheront sur le budget 2015. Nous nous réjouissons de pouvoir défendre un avis qui sera légitimé par les représentants de la base de notre association.

Dans d’autres domaines, des anomalies ou des incohérences ont été relevées. Nous comprenons que tout ne peut pas toujours être jaugé à sa juste valeur et que des erreurs peuvent être commises. Nous ne nous en offusquons pas, car tout le monde peut se tromper. Nous pensons que comme représentants des enseignants il est de notre devoir de collaborer avec l’autorité pour signaler les dysfonctionnements et appeler une correction lorsqu’elle est nécessaire. Nous l’avons fait pour demander un ajustement des salaires de nos collègues AC&M. Nous le ferons également après avoir constaté que, depuis l’introduction du calcul du temps de travail en minutes, nos collègues de l’école enfantine ne sont plus rémunérées sur la même base que les enseignants de l’école primaire. Nous considérons que ce travail d’analyse fait partie de notre mission même si les décisions à prendre ne dépendent pas de nos compétences.

Dans un climat de travail difficile, le Comité SPVal n’a jamais baissé les bras. Ses membres ont parfois été surpris par des comportements jusqu’ici inédits. Le recours systématique à la presse pour communiquer est une pratique nouvelle qui n’a pas été inventée par l’exécutif de la SPVal. Ce petit jeu peut avoir l’avantage d’ouvrir les informations au plus grand nombre. Cependant, les interprétations des journalistes peuvent rendre certaines situations cocasses. Lorsqu’un rédacteur du NF s’improvise officier d’état civil pour prononcer un improbable divorce, on ouvre la porte à l’incompréhension et aux dommages collatéraux d’une communication indirecte. Pour éviter ces dangers, nous avons soigneusement déposé, sur notre site Internet, les différents courriers adressés à l’autorité et les réponses reçues.

Un reproche sur le manque d’addiction au téléphone portable n’atteindra pas sa cible. Le Comité de la SPVal pense que, même si notre pays dispose d’un accès facilité aux nouvelles technologies, on ne gouverne pas à coup de SMS. Les questions importantes ont été posées par courrier à l’autorité. La communication transparente du site spval.ch donne à chacun la possibilité de s’informer voire de s’exprimer à travers un commentaire déposé. Nous refusons donc d’entrer dans le petit jeu de la promesse téléphonique qui s’envole aussi vite que les ondes par lesquelles elle est portée.

Avant de conclure ce billet et dans l’attente de rencontrer les délégués à Martigny le 9 avril, le Comité tient à remercier les très nombreux collègues qui ont adressé un message de soutien ou exprimé leur avis sur spval.ch. Nous espérons que cette grande cohésion et ces énergies partagées contribueront a construire le vrai soutien dont notre école à besoin.

 

Didier Jacquier

Président SPVal

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