Aller au contenu. | Aller à la navigation

Personal tools
Se connecter
Navigation
Vous êtes ici :AccueilAssociationLes billets du PrésidentA 100% dans le partiel !
Actions sur le document
  • Imprimer

A 100% dans le partiel !

Mots-clés associés :
La saison des mises au concours de postes d’enseignants pour la prochaine année scolaire bat son plein. Le contenu des annonces parues au Bulletin Officiel livre des informations sur l’évolution de notre profession. Quels enseignements peut-on tirer de la lecture de ces offres d’emploi ?

Notre site répertorie régulièrement les mises au concours qui paraissent chaque semaine. La lecture de ces annonces me pousse à effectuer une analyse de l’état du marché de l’emploi dans l’enseignement primaire et enfantin en Valais. L’observation des tendances qui se dessinent confirme l’orientation engagée il y a quelques années.

Le plein temps n’est plus la norme

Sur les 31 annonces répertoriées à ce jour, 14 textes proposent un taux d’occupation de 100% en classe enfantine ou primaire. Les autres varient entre 3 heures hebdomadaires et 80% ou proposent des heures ACM voire des heures d’enseignement spécialisé.

Quelles perspectives au sortir de la HEP ?

Il ne sera pas possible pour tous les diplômés qui le désirent de débuter une carrière dans un poste à temps complet. L’envoi de dossier devra donc se faire également dans le but d’obtenir un ou plusieurs postes à temps partiel. D’autre part, comment faire pour additionner deux temps partiels dans des communes différentes sans que des jours se chevauchent ou que les déplacements rendent impossible la gestion d’une journée de classe. Le paradoxe est encore plus complet quand les offres d’emploi spécifient que « préférence sera donnée à une personne domiciliée dans la commune ou disposée à y prendre domicile ». Nos jeunes collègues devront encore se demander s’il est judicieux de postuler pour un taux d’activité de 20% en sachant qu’en cas de nomination, cet emploi pourrait rendre impossibles des remplacements de longue durée, comme un congé maternité par exemple.

Quelle part du gâteau pour les nouveaux diplômés ?

La pratique courante veut que la répartition des postes dans le cadre d’un centre scolaire se fasse d’abord à l’interne. La mise au concours des postes restants ne se faisant que par la suite. Il est donc logique que le solde des heures d’enseignement ne constitue pas la partie la plus enviable de la répartition des tâches. C’est à ce pensum que devront s’atteler nos collègues les moins expérimentés. Les remplacements au pied levé et les décharges prises par les collègues viendront certainement garnir les horaires de ces jeunes enseignants qui devront faire preuve de beaucoup de souplesse pour sauter d’une classe à l’autre.

Des mesures à mettre en place à tous les échelons

Au vu des considérations ci-dessus, il est essentiel qu’un « coatching » efficace se mette en place dans chaque centre scolaire pour aider nos jeunes collègues lors de leurs premiers pas dans la profession. L’inspectorat, quant à lui, devra distiller plus d’encouragements et de conseils que de critiques ou de reproches. L’intégration de nouveaux collègues représente une grande richesse pour notre association. Les accueillir au mieux, en leur donnant toutes les chances de découvrir les magnifiques aspects de notre profession, est de la responsabilité de chacun d’entre nous.

Didier Jacquier

Président de la SPVal

 
Solution Solgema, création de site internet, sites web, CMS, intranet, boutique en ligne, gestion de contenu, OpenERP par Martronic SA